Jean-Luc – Bonjour Christelle et Julien, lorsqu’ avec mon épouse, nous vous avons accompagnés sur le chemin du baptême, nous avons été frappés par le rayonnement que vous générez autour de vous, dans votre quartier. J’aimerais que vous nous partagiez votre « truc ».

Christelle – Ce qui me vient spontanément, c’est le foot. Avec les autres parents, on conduit les enfants aux entraînements et on fait les déplacements pour les matchs du week-end. On a sympathisé et une super ambiance s’est créée entre les parents. Les enfants nous appellent tous Tata ou Tonton !

Pourtant les parents sont très différents, il y a des athées, des musulmans, des protestants et des catholiques. On s’adapte à tous, on ne juge pas et cette diversité est très enrichissante.

Quand on fait des déplacements, on mange ensemble. Si je prépare une raclette, il y en aura deux, une pour les musulmans. Une fois, nous avons été dans un resto chinois et une maman a pu parler mandarin avec le restaurateur, cela l’a rendue heureuse.

Quand les musulmans font le ramadan, nous avons un grand respect pour eux. A leur tour, au moment du carême, ils nous posent des questions sur Jésus.

Julien – Au foot, nous sommes vigilants sur l’apprentissage du respect de l’adversaire. Les jeunes se serrent la main avant et après le match. Ils aident l’adversaire tombé à se relever. Les décisions de l’arbitre ne sont pas discutées, même si elles peuvent leur paraître injustes. Ça m’est arrivé, après le match, d’aller voir un joueur qui était énervé, pour parler avec lui, échanger, le raisonner, l’apaiser.

Le coach est jeune, un peu impulsif, mais il n’y a jamais de grossièretés. Il est sévère mais juste. Je le tempère et l’apaise de temps en temps. Nous avons besoin de lui, et lui compte aussi sur les parents pour aller dans le même sens.

Évidemment, cela exige un comportement exemplaire de la part des parents, riche de valeurs à transmettre aux jeunes.

Christelle – Quand des nouveaux arrivent, nous les accueillons à bras ouverts.

En fait, cette équipe représente la France d’aujourd‘hui, avec ses différences de couleur de peau, de race, de religion, je trouve ça beau.

Julien – Dans le groupe, on échange sans essayer de convaincre. On est ouverts et tolérants.

Ne côtoyer que des chrétiens catho, ce n’est pas s’ouvrir. Je suis de plus en plus convaincu que je suis envoyé pour faire du lien, de l’apaisement, pour aider à la solution de conflits et que les gens vivent plus heureux ensemble.

Je n’aime pas le conflit, mais quand il y en a un, je ne l’esquive pas, il faut le traiter en se parlant.

Christelle – Moi, je suis heureuse de vivre et de voir que ma joie, mon rire, font du bien aux personnes que je côtoie, en particulier les personnes âgées chez qui je vais dans le cadre de mon travail. Ils ressentent mon bonheur et sont heureux à leur tour.

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On l’appelle la famille foot